Démiurge Digital

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19 mai 2022
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Jouer le thème musical

Us et coutumes

Une amitié incongrue

Dans un royaume fondé au creux d’un volcan endormi depuis des millénaires, prospère une riche famille de cordonniers et de couturiers. Celle-ci sert de génération en génération les membres fondateurs du royaume en créant la mode, modulant les mœurs et améliorant le confort de vie par l’évolution des tenues et des sandales, par l’usage de tissus raffinés plus ou moins transparents. C’est dans cette puissante famille que cherche à s’émanciper de sa tradition familiale, une femme en quête d’autonomie et de liberté. Elle qui, depuis sa naissance, est formée par les plus intimes de sa majesté la Reine et son époux le Roi. La jeune femme est d’ores et déjà vouée à succéder ses parents et à porter sur ses épaules dénudés le lourd fardeau de la mode.

Elle est l’aînée et incarne le modèle à suivre pour son frère cadet et ses sœurs jumelles, encore trop jeunes pour hériter de la responsabilité entrepreneuriale.

Intrépide, elle se délecte de l’adrénaline que lui procurent ses nombreuses excursions loin du royaume, savourant le goût de l’aventure, le goût du danger et le goût pour contredire les attentes de ses parents.

Passionnée par la vie autre que celle des humains, son admiration pour la nature et les animaux qui la peuplent est inconditionnelle. Son admiration n’a d’égale que sa jalousie à l’égard de ces marginaux qui jouissent d’une vie loin de toute responsabilité, loin de toutes formes d’obligations, d’oppressions, de strasses et de stresses. Elle aimerait jouir d’une vie où elle serait enfin libre d’être qui elle est sans se soucier de l’avis des autres, sans craindre de décevoir ou d’attiser la haine d’un tel. Être vivante tout simplement.

Les premiers rayons du soleil survolent le sommet du volcan, plongent en contrebas sur les toitures des habitations du royaume, et réveillent ainsi les animaux de la basse-cour. C’est au chant du coq que s’éveille petit à petit le royaume. Agriculteurs et éleveurs sont les premiers à quitter leur foyer, puis suivent les artisans, chasseurs, ébénistes, forgerons, ingénieurs, maçons, médecins, menuisiers, métallurgistes, peintres, pêcheurs et sculpteurs. C’est au réveil de la royauté que se chorégraphie la sortie des architectes, bijoutiers, cordonniers, couturiers, musiciens et scribes.

La jeune femme réveillée, se baigne, se prépare et revêt une robe blanche ornée de crocs, de griffes d’animaux en tout genre et de petits coquillages. Puis, elle rejoint la salle à manger interrompant une discussion entre ses parents, son frère et ses sœurs. Son père, co-directeur de l’entreprise et styliste en chef, la dévisage de la tête aux pieds et lui dit :

« Où sont les couleurs sur ta robe ? »

« Père… Pourquoi faut-il absolument des couleurs sur une robe ? »

« Pourquoi le ciel est bleu quand il fait beau et gris le cas contraire ? »

« Nous dirons que je suis d’humeur à me laisser porter par le vent, comme les nuages. »

« Elle serait bien meilleure en étant colorée. Avec ta mère, nous pensons que la couleur de ce solstice d’hiver sera le jaune papaye. Rejoins-moi dans l’atelier après le petit-déjeuner, nous allons rajouter des couleurs à ta robe. »

« Je n’en ai pas envie père. »

« Tu ne peux pas te présenter au royaume sans vêtements colorés. »

« C’est ma création et j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de couleur. Mère, dites-lui. »

La mère dévisage sa fille aînée de la tête aux pieds et lui dit :

« Ton père a raison, tu devrais rajouter des couleurs sur ta robe. Les gens de ta stature se doivent de porter des vêtements colorés, et ça tu le sais. »

Son frère cadet et ses deux sœurs continuent de manger normalement. Habitués à cette situation, ils ne daignent commenter le débat. La jeune femme est exaspérée par les remarques de ses parents et clôt le débat par le silence. La discussion entre ses parents, son frère et ses sœurs reprend. Le petit-déjeuner s’achève dans le calme et la famille rejoint l’atelier de cordonnerie et de couture.

Le royaume, aussi grand soit-il, est délimité par d’imposants murs protégeant les habitations des villageois répartis à l’Est et à l’Ouest du royaume, laissant en son centre une grande place dédiée aux marchands locaux provenant des royaumes voisins. En franchissant les portes de l’entrée principale du royaume, nous sommes invités en premier lieu à découvrir les produits du marché, puis à contempler le palais royal logé quant à lui aux pieds du volcan, à l’abri du soleil en matinée et bien éclairé en fin de journée.

Ce sont aux abords du palais que sont placés par ordre d’importance, les artisans et les métiers de sciences. Ceux-ci sont suffisamment éloignés pour éviter de gêner les activités de la royauté par le brouhaha de la manufacture, mais suffisamment près pour recevoir une brève visite de sa majesté.

Les ateliers ne sont guère des beautés architecturales comme le palais, et ne possèdent en aucun cas des piliers en pierre taillée représentant les arbres que l’on retrouve dans les environs. Mais, ils sont remarquables par l’abondance de couleurs et de dessins qui décore leurs murs. Des escaliers mènent à de grandes portes en bois sculpté recouvertes de scènes gravées des activités menées dans l’atelier. C’est à l’ombre des regards et derrière l’une de ces portes que sont conçues, par des maîtres en la matière, les robes de sa majesté la Reine.

 L’atelier de couture est divisé en plusieurs secteurs. D’un côté nous avons les tisseurs, d’un autre les teinturiers, les couturiers, les stylistes et les cordonniers. Les décorations des murs sont peintes d’une couleur spécifique permettant d’identifier les différents secteurs.

La famille arrive à l’atelier, mais quelqu’un manque à l’appel. Il s’agit de la jeune femme restée à l’arrière du groupe. Elle a prétexté vouloir s’enquérir des nouveautés sur le marché, actuellement bondé de monde. En milieu de matinée, l’affluence est autour des étalages des chasseurs et des poissonniers, libérant ainsi l’accès aux étalages des marchands voyageurs. Devant les marchandises d’un itinérant, nous retrouvons la jeune femme fascinée par un lot de plumes bleutées.

« Ce bleu est si dense ! Comment une simple plume peut-elle renfermer autant de nuances de bleu ? D’où proviennent ces plumes ? »

« Tenez le calamus de vos deux doigts et interposez la plume entre vous et le soleil. »

La jeune femme saisit le calamus de la plume à l’aide de l’index et du pouce, puis place la plume en direction du soleil.

« Là, voyez toute l’étendue de bleu que renferme cette plume. Sauriez-vous nommer chacune de ces nuances ? »

« Je ne saurais décrire ne serait-ce l’une d’entre elles. Combien voulez-vous pour ce lot de plumes bleutées ? »

« Quinze pièces d’argent. »

Les yeux écarquillés, la jeune femme réplique :

« Quinze pièces d’argent ?! Quinze pièces pour ce lot de plumes ? »

« Achetez-les ou passez votre chemin. »

« Je vous les prends pour cinq pièces d’argent. »

« Non. »

« Alors pour sept pièces d’argent. »

« Non. »

« Dix pièces ? »

« Allez-vous-en ! Sortez devant mes étalages. »

La fille d’un architecte du royaume remarque la présence de la jeune femme, s’approche d’elle et l’interpelle :

« Fraîche journée, n’est-ce pas ? »

« Si seulement ce rabat-joie acceptait de me vendre ses plumes au rabais… Et toi, comment vas-tu ? »

« Oui, oui, fraîche journée. Que fais-tu là ? Tu ne devrais pas être avec tes parents à l’atelier ? »

« Oui. Je devrais y être… »

Les deux amies se regardent du coin de l’œil, puis s’esclaffent de rire.
« Si nous allions faire un tour ? J’ai surpris une conversation entre deux chasseurs ce matin. »

« Ah oui ? Et que disaient-ils ? »

« Ils disaient que le tonnerre a grondé hier soir, mais qu’il n’a plu nulle part. »

« Ils ont mangé du miel hallucinogène ? Comment le tonnerre a-t-il grondé s’il n’a plu nulle part ? »

« Aucune idée, c’est sans doute sans intérêt. » 

« Sûrement oui ! Où voulais-tu aller ? »

« J’ai entendu dire de la bouche d’une marchande que des oiseaux avec un plumage bleuté s’étaient installés pas loin dans les montagnes. Elle a dit que l’on pouvait les entendre chanter une mélodie particulière. »

« Et tu voudrais l’entendre cette mélodie, j’imagine ?! »

« Oh ! Tu lis dans mes pensées ?! »

« Han ! Je te connais si bien. C’est par où ? »

« Suis-moi rebelle couturière ! »

« Ne m’appelle pas comme ça ! »

Chapitres verrouillés

Pour déverrouiller ces chapitres, procéder à l’achat de l’œuvre complète. En achetant l’œuvre complète, vous débloquer l’accès à l’e-book : “Us et coutumes”.

Prix : 5,99€ HT

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5 février 2022
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Us et coutumes

Une amitié incongrue

Dans un royaume fondé au creux d’un volcan endormi depuis des millénaires, prospère une riche famille de cordonniers et de couturiers. Celle-ci sert de génération en génération les membres fondateurs du royaume en créant la mode, modulant les mœurs et améliorant le confort de vie par l’évolution des tenues et des sandales, par l’usage de tissus raffinés plus ou moins transparents. C’est dans cette puissante famille que cherche à s’émanciper de sa tradition familiale, une femme en quête d’autonomie et de liberté. Elle qui, depuis sa naissance, est formée par les plus intimes de sa majesté la Reine et son époux le Roi. La jeune femme est d’ores et déjà vouée à succéder ses parents et à porter sur ses épaules dénudés le lourd fardeau de la mode.

Elle est l’aînée et incarne le modèle à suivre pour son frère cadet et ses sœurs jumelles, encore trop jeunes pour hériter de la responsabilité entrepreneuriale.

Intrépide, elle se délecte de l’adrénaline que lui procurent ses nombreuses excursions loin du royaume, savourant le goût de l’aventure, le goût du danger et le goût pour contredire les attentes de ses parents.

Passionnée par la vie autre que celle des humains, son admiration pour la nature et les animaux qui la peuplent est inconditionnelle. Son admiration n’a d’égale que sa jalousie à l’égard de ces marginaux qui jouissent d’une vie loin de toute responsabilité, loin de toutes formes d’obligations, d’oppressions, de strasses et de stresses. Elle aimerait jouir d’une vie où elle serait enfin libre d’être qui elle est sans se soucier de l’avis des autres, sans craindre de décevoir ou d’attiser la haine d’un tel. Être vivante tout simplement.

Les premiers rayons du soleil survolent le sommet du volcan, plongent en contrebas sur les toitures des habitations du royaume, et réveillent ainsi les animaux de la basse-cour. C’est au chant du coq que s’éveille petit à petit le royaume. Agriculteurs et éleveurs sont les premiers à quitter leur foyer, puis suivent les artisans, chasseurs, ébénistes, forgerons, ingénieurs, maçons, médecins, menuisiers, métallurgistes, peintres, pêcheurs et sculpteurs. C’est au réveil de la royauté que se chorégraphie la sortie des architectes, bijoutiers, cordonniers, couturiers, musiciens et scribes.

La jeune femme réveillée, se baigne, se prépare et revêt une robe blanche ornée de crocs, de griffes d’animaux en tout genre et de petits coquillages. Puis, elle rejoint la salle à manger interrompant une discussion entre ses parents, son frère et ses sœurs. Son père, co-directeur de l’entreprise et styliste en chef, la dévisage de la tête aux pieds et lui dit :

« Où sont les couleurs sur ta robe ? »

« Père… Pourquoi faut-il absolument des couleurs sur une robe ? »

« Pourquoi le ciel est bleu quand il fait beau et gris le cas contraire ? »

« Nous dirons que je suis d’humeur à me laisser porter par le vent, comme les nuages. »

« Elle serait bien meilleure en étant colorée. Avec ta mère, nous pensons que la couleur de ce solstice d’hiver sera le jaune papaye. Rejoins-moi dans l’atelier après le petit-déjeuner, nous allons rajouter des couleurs à ta robe. »

« Je n’en ai pas envie père. »

« Tu ne peux pas te présenter au royaume sans vêtements colorés. »

« C’est ma création et j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de couleur. Mère, dites-lui. »

La mère dévisage sa fille aînée de la tête aux pieds et lui dit :

« Ton père a raison, tu devrais rajouter des couleurs sur ta robe. Les gens de ta stature se doivent de porter des vêtements colorés, et ça tu le sais. »

Son frère cadet et ses deux sœurs continuent de manger normalement. Habitués à cette situation, ils ne daignent commenter le débat. La jeune femme est exaspérée par les remarques de ses parents et clôt le débat par le silence. La discussion entre ses parents, son frère et ses sœurs reprend. Le petit-déjeuner s’achève dans le calme et la famille rejoint l’atelier de cordonnerie et de couture.

Le royaume, aussi grand soit-il, est délimité par d’imposants murs protégeant les habitations des villageois répartis à l’Est et à l’Ouest du royaume, laissant en son centre une grande place dédiée aux marchands locaux provenant des royaumes voisins. En franchissant les portes de l’entrée principale du royaume, nous sommes invités en premier lieu à découvrir les produits du marché, puis à contempler le palais royal logé quant à lui aux pieds du volcan, à l’abri du soleil en matinée et bien éclairé en fin de journée.

Ce sont aux abords du palais que sont placés par ordre d’importance, les artisans et les métiers de sciences. Ceux-ci sont suffisamment éloignés pour éviter de gêner les activités de la royauté par le brouhaha de la manufacture, mais suffisamment près pour recevoir une brève visite de sa majesté.

Les ateliers ne sont guère des beautés architecturales comme le palais, et ne possèdent en aucun cas des piliers en pierre taillée représentant les arbres que l’on retrouve dans les environs. Mais, ils sont remarquables par l’abondance de couleurs et de dessins qui décore leurs murs. Des escaliers mènent à de grandes portes en bois sculpté recouvertes de scènes gravées des activités menées dans l’atelier. C’est à l’ombre des regards et derrière l’une de ces portes que sont conçues, par des maîtres en la matière, les robes de sa majesté la Reine.

 L’atelier de couture est divisé en plusieurs secteurs. D’un côté nous avons les tisseurs, d’un autre les teinturiers, les couturiers, les stylistes et les cordonniers. Les décorations des murs sont peintes d’une couleur spécifique permettant d’identifier les différents secteurs.

La famille arrive à l’atelier, mais quelqu’un manque à l’appel. Il s’agit de la jeune femme restée à l’arrière du groupe. Elle a prétexté vouloir s’enquérir des nouveautés sur le marché, actuellement bondé de monde. En milieu de matinée, l’affluence est autour des étalages des chasseurs et des poissonniers, libérant ainsi l’accès aux étalages des marchands voyageurs. Devant les marchandises d’un itinérant, nous retrouvons la jeune femme fascinée par un lot de plumes bleutées.

« Ce bleu est si dense ! Comment une simple plume peut-elle renfermer autant de nuances de bleu ? D’où proviennent ces plumes ? »

« Tenez le calamus de vos deux doigts et interposez la plume entre vous et le soleil. »

La jeune femme saisit le calamus de la plume à l’aide de l’index et du pouce, puis place la plume en direction du soleil.

« Là, voyez toute l’étendue de bleu que renferme cette plume. Sauriez-vous nommer chacune de ces nuances ? »

« Je ne saurais décrire ne serait-ce l’une d’entre elles. Combien voulez-vous pour ce lot de plumes bleutées ? »

« Quinze pièces d’argent. »

Les yeux écarquillés, la jeune femme réplique :

« Quinze pièces d’argent ?! Quinze pièces pour ce lot de plumes ? »

« Achetez-les ou passez votre chemin. »

« Je vous les prends pour cinq pièces d’argent. »

« Non. »

« Alors pour sept pièces d’argent. »

« Non. »

« Dix pièces ? »

« Allez-vous-en ! Sortez devant mes étalages. »

La fille d’un architecte du royaume remarque la présence de la jeune femme, s’approche d’elle et l’interpelle :

« Fraîche journée, n’est-ce pas ? »

« Si seulement ce rabat-joie acceptait de me vendre ses plumes au rabais… Et toi, comment vas-tu ? »

« Oui, oui, fraîche journée. Que fais-tu là ? Tu ne devrais pas être avec tes parents à l’atelier ? »

« Oui. Je devrais y être… »

Les deux amies se regardent du coin de l’œil, puis s’esclaffent de rire.
« Si nous allions faire un tour ? J’ai surpris une conversation entre deux chasseurs ce matin. »

« Ah oui ? Et que disaient-ils ? »

« Ils disaient que le tonnerre a grondé hier soir, mais qu’il n’a plu nulle part. »

« Ils ont mangé du miel hallucinogène ? Comment le tonnerre a-t-il grondé s’il n’a plu nulle part ? »

« Aucune idée, c’est sans doute sans intérêt. » 

« Sûrement oui ! Où voulais-tu aller ? »

« J’ai entendu dire de la bouche d’une marchande que des oiseaux avec un plumage bleuté s’étaient installés pas loin dans les montagnes. Elle a dit que l’on pouvait les entendre chanter une mélodie particulière. »

« Et tu voudrais l’entendre cette mélodie, j’imagine ?! »

« Oh ! Tu lis dans mes pensées ?! »

« Han ! Je te connais si bien. C’est par où ? »

« Suis-moi rebelle couturière ! »

« Ne m’appelle pas comme ça ! »

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